Blason régional sur plaque d'immatriculation : quelles régions, quels usages
Le blason régional accompagne le numéro de département sur la plaque. Logo officiel de région, blasons culturels (hermine, croix occitane…), emplacement autorisé et modèles par région.
Le blason régional, c'est l'emblème qui figure dans la bande bleue de droite de votre plaque, au-dessus du numéro de département. Officiellement, il s'agit du logo de votre région ; dans les faits, de nombreux automobilistes lui préfèrent un blason identitaire fort — l'hermine bretonne, la croix occitane, la tête de Maure corse. Quelles régions, quels emblèmes, jusqu'où va la liberté de choix, et comment poser proprement ? Ce guide complet fait le tour des blasons de plaque, région par région, de leur cadre réglementaire et de la façon de les afficher sans risque.
En bref
- Le blason régional accompagne le numéro de département dans l'identifiant territorial, à droite de la plaque.
- Logo officiel de région : la version standard, associée au bon département.
- Blasons culturels (breton, basque, corse, occitan) : très populaires, à choisir en connaissance de cause.
- Règle d'or : rien ne doit gêner la lisibilité du numéro d'immatriculation.
Sommaire
- L'identifiant territorial : région + numéro
- Pourquoi les blasons régionaux plaisent autant
- Le tour de France des blasons régionaux
- Logo officiel de région ou blason culturel ?
- Peut-on mettre un blason étranger ?
- Format, emplacement et pose
- Choisir son blason par région
- Entretien, retrait et remplacement
- Questions fréquentes
L'identifiant territorial : région + numéro
Depuis le passage au Système d'Immatriculation des Véhicules (SIV) en 2009, chaque plaque comporte à droite un identifiant territorial : un emblème régional surmontant un numéro de département. C'est la seule zone de la plaque que la loi vous laisse personnaliser, le reste (numéro, fond, police, bande européenne) étant strictement encadré.
Cet emblème n'a aucune valeur administrative : il ne change rien à votre carte grise, à votre assurance ou à votre fiscalité. Il relève d'un attachement identitaire — d'où l'engouement pour les blasons régionaux. Le numéro d'immatriculation, lui, reste attribué à vie et ne bouge pas, quel que soit l'emblème que vous choisissez d'afficher à côté.

Pourquoi les blasons régionaux plaisent autant
Afficher un blason sur sa plaque, c'est afficher une part de soi. Pour beaucoup d'automobilistes, l'emblème régional dit d'où l'on vient, où l'on a grandi, ou la région à laquelle on se sent lié. C'est un marqueur discret mais fort, visible de tous, qui transforme un simple élément administratif en signe d'appartenance.
Cet attachement explique le succès des blasons culturels — l'hermine bretonne en tête — bien au-delà de leur seule fonction d'identifiant de département. Certains changent d'emblème au gré d'un déménagement, d'autres gardent envers et contre tout celui de leur enfance. Dans les deux cas, la démarche est la même : donner à sa voiture une identité territoriale assumée, dans le cadre que la loi autorise.
Ce phénomène n'est pas nouveau. Avant même le SIV, le numéro de département visible sur la plaque était déjà un repère identitaire fort : on reconnaissait un « 75 » parisien, un « 13 » marseillais, un « 29 » finistérien. En créant l'identifiant territorial en 2009, le législateur a en réalité prolongé cet usage, tout en y ajoutant le logo de région. Les blasons régionaux d'aujourd'hui s'inscrivent donc dans une longue tradition française d'attachement au territoire, revisitée à l'ère de la plaque moderne.
Le tour de France des blasons régionaux
Depuis la réforme territoriale de 2016, la France métropolitaine compte 13 régions, auxquelles s'ajoutent les territoires d'outre-mer. Chacune possède son identité visuelle, et certains emblèmes historiques restent extrêmement demandés. Petit tour d'horizon des plus populaires :
- Bretagne : l'hermine noire et blanche, sans doute l'emblème le plus posé de France, symbole d'une identité régionale très vivante.
- Provence-Alpes-Côte d'Azur : les armes provençales, souvent déclinées autour de la couronne et de l'aigle.
- Occitanie : la croix occitane, croix cléchée aux douze pommettes, emblème fédérateur du Sud.
- Corse : la tête de Maure au bandeau blanc, immédiatement reconnaissable.
- Grand Est : les emblèmes alsaciens et lorrains (dont la croix de Lorraine), très ancrés localement.
- Bourgogne-Franche-Comté : le lion et les armes ducales, héritage historique fort.
- Île-de-France : les fleurs de lys, emblème royal associé à la région capitale.
- Normandie : les léopards normands, symbole médiéval toujours populaire.
- Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Pays de la Loire, Centre-Val de Loire : chacune dispose de son identité visuelle propre, déclinée pour la plaque.
À cette liste officielle s'ajoutent des blasons culturels et historiques qui ne correspondent pas à une région administrative mais à un territoire identitaire fort : le Pays Basque, la Savoie, le Béarn, ou encore des emblèmes de provinces historiques. Ils expriment un ancrage local que la carte administrative ne recouvre pas toujours.
Ce décalage entre régions administratives et identités historiques explique une partie de l'engouement pour les blasons culturels. La réforme de 2016 a fusionné plusieurs anciennes régions, mais les identités locales, elles, n'ont pas disparu. Un Alsacien continue de se reconnaître dans les couleurs alsaciennes plus que dans celles du Grand Est ; un Savoyard tient à sa croix de Savoie. Le blason de plaque devient alors un moyen d'exprimer une appartenance que le découpage administratif a estompée — d'où la coexistence, sur nos routes, des logos officiels de région et des blasons historiques.
Logo officiel de région ou blason culturel ?
Il faut distinguer deux familles d'emblèmes, souvent confondues :
- le logo officiel de région, prévu par la réglementation pour l'identifiant territorial, associé au numéro d'un département de cette région ;
- le blason culturel (hermine bretonne, croix occitane, tête de Maure…), emblème identitaire très répandu, largement proposé et posé par les automobilistes.
Dans les deux cas, la règle qui prime est la même : l'emblème se limite à la bande de droite et ne doit jamais gêner la lecture du numéro. La version strictement réglementaire est le logo officiel de région ; les blasons culturels relèvent, eux, d'un usage identitaire très courant et toléré, sans être la version officielle de l'identifiant. À vous de choisir en connaissance de cause, en gardant à l'esprit que, aux yeux d'un contrôle, seule compte au final la lisibilité de la plaque : un blason, quel qu'il soit, ne doit ni déborder sur le numéro, ni le masquer, ni en réduire la visibilité.
En pratique, cette nuance entre officiel et culturel est rarement source de difficulté pour l'automobiliste. Les blasons culturels comme l'hermine bretonne ou la tête de Maure corse sont si largement répandus qu'ils font partie du paysage routier depuis des années. Ce qu'il faut retenir, c'est que la loi ne vous reproche pas l'emblème que vous choisissez, mais l'atteinte éventuelle à la lisibilité de votre plaque. Un blason net, bien dimensionné, posé sur la seule bande de droite, ne pose aucun problème — qu'il s'agisse du logo officiel de votre région ou d'un emblème identitaire auquel vous tenez.
Peut-on mettre un blason étranger ?
Sur l'identifiant territorial, non : cette zone est conçue pour un emblème régional français associé à un département français. Y placer un drapeau ou un blason d'un autre pays rendrait l'identifiant incohérent et la plaque non conforme. La logique est la même que pour le numéro de département : l'ensemble doit rester cohérent et français.
En revanche, rien n'interdit d'afficher un emblème étranger en décoration sur la carrosserie (pare-chocs, vitre, custode), tant qu'il ne touche pas la plaque. La distinction est toujours la même : la plaque obéit à des règles strictes, la carrosserie est un espace libre où drapeaux et blasons du monde entier sont les bienvenus. Un automobiliste attaché à une double culture peut ainsi afficher un blason régional français sur sa plaque et un emblème étranger sur sa carrosserie, sans contradiction ni infraction.
Format, emplacement et pose
Le blason régional se pose exclusivement dans la bande verticale de droite de la plaque, à l'emplacement de l'identifiant. Quelques repères :
| Critère | Règle |
|---|---|
| Emplacement | Bande de droite uniquement |
| Dimensions (auto) | ≈ 45 × 100 mm (plaque 520 × 110 mm) |
| Association | Emblème + numéro de département cohérent |
| Lisibilité | Ne jamais empiéter sur le numéro |
| Matière | Vinyle polymère résistant aux UV |
Sur une plaque moto, le principe est identique, avec un sticker découpé au format plus compact de la bande deux-roues. Côté pose, la méthode est simple : nettoyer et sécher la zone, retirer l'ancien identifiant si nécessaire (un léger coup de sèche-cheveux facilite le décollage), positionner à blanc, puis maroufler du centre vers les bords pour chasser les bulles. On évite le lavage haute pression pendant 24 à 48 heures. Un blason posé sur une surface propre et sèche tient d'autant mieux dans le temps.
Choisir son blason par région
Une fois l'emblème choisi, l'essentiel est la qualité du sticker : un vinyle adhésif polymère avec pelliculage brillant, une impression nette du blason (les détails d'un blason ancien exigent une bonne définition), et un format prédécoupé pour la zone identifiant. Un blason mal imprimé ou sur un vinyle bas de gamme se trahit vite : couleurs ternes, contours flous, décoloration au soleil.
Chez SupStick, les blasons et identifiants régionaux sont imprimés sur vinyle polymère, fabriqués en France, pour l'ensemble des régions et de nombreux emblèmes culturels. Le vinyle tient 2 à 4 ans en extérieur, sans se décolorer, et se pose en quelques minutes sur la bande de droite.
→ Voir les blasons et identifiants régionaux
Envie d'un emblème identitaire plus marqué ? Découvrez aussi nos blasons culturels. Et pour tout savoir sur ce qui est autorisé sur une plaque, lisez notre guide « Sticker plaque d'immatriculation : est-ce légal ? ».
Entretien, retrait et remplacement
Un blason de plaque vit dehors toute l'année, exposé au soleil, à la pluie, au sel de déneigement et aux passages au lavage. Sa longévité dépend d'abord de la qualité du vinyle, mais quelques gestes simples prolongent nettement sa tenue. Au quotidien, un blason de qualité ne demande aucun entretien particulier : un lavage classique du véhicule suffit. On évitera simplement de gratter la zone ou d'y passer un nettoyant abrasif, qui finirait par ternir le pelliculage.
Vient un jour où l'on souhaite changer de blason — déménagement, envie de nouveauté, ou sticker vieillissant. Le retrait est simple : on chauffe légèrement l'ancien autocollant au sèche-cheveux pour ramollir la colle, on décolle par un coin, puis on nettoie un éventuel résidu à l'alcool ménager. La zone est alors prête à recevoir le nouveau blason, qu'il s'agisse d'une autre région ou d'un simple remplacement à l'identique. Comme le choix de l'identifiant est libre depuis 2009, cette opération peut se répéter autant de fois qu'on le souhaite, sans aucune démarche. Un bon vinyle se retire proprement même après plusieurs années, sans arracher la peinture de la plaque ni laisser de trace.
À lire aussi
- Changer le département sur sa plaque : règles et démarches — Le blason ne se choisit pas seul : il doit correspondre au département affiché, dont le changement est libre et sans aucune démarche.
- Plaque d'immatriculation personnalisée : jusqu'où peut-on aller ? — L'emblème est la seule fantaisie tolérée sur une plaque de route : ce guide trace la frontière avec ce qui relève de la déco.
- Plaque d'immatriculation moto : dimensions et réglementation — Le même blason existe en découpe plus compacte pour la bande d'un deux-roues, dont le format est encadré depuis 2017.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que le blason sur une plaque d'immatriculation ?
C'est l'emblème régional affiché dans la bande bleue de droite, au-dessus du numéro de département. Officiellement, il s'agit du logo de la région.
Peut-on choisir n'importe quel blason régional ?
Le blason doit correspondre à une région française, associée à un département de cette région. Le choix est libre depuis 2009, dès lors que l'ensemble reste cohérent et lisible.
L'hermine bretonne ou la croix occitane sont-elles autorisées ?
Ces blasons culturels sont très répandus et posés par de nombreux automobilistes. La version strictement réglementaire reste le logo officiel de région ; dans tous les cas, l'emblème ne doit pas gêner la lecture du numéro.
Peut-on mettre un blason étranger sur sa plaque ?
Pas sur l'identifiant territorial, réservé à un emblème régional français. En décoration sur la carrosserie, c'est en revanche autorisé.
Où se pose le blason régional ?
Exclusivement dans la bande verticale de droite de la plaque, sans empiéter sur le numéro.
Peut-on changer de blason quand on change de région ?
Oui. L'emblème et le numéro de département sont librement modifiables : il suffit de remplacer le sticker par celui de la nouvelle région choisie.
Le blason régional est-il le même sur une moto ?
C'est le même principe, mais le sticker est découpé au format plus compact de la bande d'une plaque moto.
Sources : Arrêté du 9 février 2009 relatif aux plaques d'immatriculation · Service-Public.fr — Plaques d'immatriculation.