Panneau interdit : liste complète et significations
Un « panneau interdit » désigne tout panneau d'interdiction : un disque à bordure rouge qui défend une action — s'engager, stationner, dépasser, entrer, tourner, dépasser une vitesse. Ils forment l'une des grandes familles du code de la route, immédiatement reconnaissable à sa forme ronde et à son cerclage rouge. Ce guide propose une liste complète des principaux panneaux d'interdiction, leur signification, la logique qui les relie, et l'usage d'autocollants d'interdiction sur un espace privé.
En bref
- Forme commune : un disque à bordure rouge (souvent fond blanc) = une interdiction.
- Fin d'interdiction : le même panneau barré de gris indique où la règle cesse.
- Panonceaux : ils précisent horaires, catégories de véhicules ou distance concernés.
- Usage privé : des autocollants d'interdiction organisent la circulation sur un terrain privé.
Sommaire
- La logique des panneaux d'interdiction
- Liste complète des principaux panneaux interdits
- Tableau récapitulatif
- Les panneaux de fin d'interdiction
- Le rôle des panonceaux
- Les confusions les plus fréquentes
- Les autocollants d'interdiction pour espace privé
- Bien poser un autocollant d'interdiction
- Questions fréquentes
La logique des panneaux d'interdiction
Tous les panneaux d'interdiction partagent une même grammaire visuelle : un disque, une bordure rouge, et un pictogramme (ou un chiffre) qui précise ce qui est défendu. Cette cohérence permet de reconnaître une interdiction avant même d'en lire le détail — un réflexe précieux en conduite. Certaines interdictions sont renforcées par une barre diagonale rouge traversant le pictogramme.
La couleur de fond apporte une nuance : la plupart des interdictions ont un fond blanc, mais celles relatives au stationnement et à l'arrêt utilisent un fond bleu. Dans tous les cas, la bordure rouge reste le marqueur de la famille. Comprendre cette logique, c'est pouvoir décoder n'importe quel panneau d'interdiction, même croisé pour la première fois.
À l'inverse des panneaux de danger (triangles, qui préviennent) et d'obligation (ronds bleus, qui imposent), les panneaux d'interdiction défendent une action. Ce trio — prévenir, imposer, interdire — structure toute la signalisation réglementaire.
Cette organisation n'est pas propre à la France : elle découle d'une harmonisation internationale qui garantit qu'un automobiliste comprenne l'essentiel des interdictions d'un pays voisin. Un disque bordé de rouge signale une interdiction à Paris comme à Berlin ou à Madrid. C'est ce qui fait de la signalisation un véritable langage visuel, dont les panneaux d'interdiction constituent l'un des vocabulaires les plus riches — et les plus utiles à maîtriser, aussi bien pour réussir le code que pour circuler en sécurité au quotidien.
Liste complète des principaux panneaux interdits
Voici les panneaux d'interdiction les plus courants, regroupés par thème :
Interdictions de circulation et d'accès
- Sens interdit : disque rouge à bande blanche horizontale — entrée interdite dans la voie.
- Accès interdit à tout véhicule : disque blanc bordé de rouge — circulation interdite dans les deux sens.
- Circulation interdite à certains véhicules : poids lourds, deux-roues, véhicules agricoles, etc. (pictogramme correspondant).
Cette première catégorie regroupe les interdictions qui ferment ou limitent l'accès à une voie. Le sens interdit et l'accès interdit sont les plus courants, mais on croise aussi des panneaux réservant une voie à certains usagers ou l'interdisant à d'autres — poids lourds trop lourds pour un pont, deux-roues sur une voie rapide, engins agricoles en centre-ville. Le pictogramme du véhicule concerné, cerclé de rouge, se lit alors immédiatement. Ces interdictions protègent l'infrastructure (un ouvrage fragile), la sécurité (une voie inadaptée) ou la tranquillité (un centre-ville apaisé).
Interdictions de manœuvre et de vitesse
- Interdiction de dépasser : deux voitures, l'une rouge.
- Interdiction de dépasser pour les poids lourds : une voiture et un camion.
- Limitation de vitesse : un chiffre dans un cercle rouge (50, 70, 90…).
- Interdiction de faire demi-tour : flèche en U barrée.
- Interdiction de tourner à gauche ou à droite : flèche barrée.
- Interdiction de l'usage de l'avertisseur sonore : trompe barrée.
Ces interdictions encadrent le comportement du conducteur plutôt que l'accès. La limitation de vitesse est de loin la plus répandue : le chiffre cerclé de rouge fixe la vitesse maximale autorisée jusqu'au prochain panneau qui la modifie. L'interdiction de dépasser, elle, sécurise les portions à visibilité réduite, tandis que l'interdiction de tourner ou de faire demi-tour organise les flux à un carrefour. Chacune répond à une contrainte locale précise, que le conducteur n'a pas toujours sous les yeux — d'où l'importance de les respecter même quand leur raison n'est pas évidente.
Interdictions de stationnement et d'arrêt
- Stationnement interdit : disque bleu, une diagonale rouge (arrêt toléré).
- Arrêt et stationnement interdits : disque bleu, deux diagonales en croix.
- Stationnement alterné : disque bleu avec chiffres ou flèches, selon la période.
À la différence des autres interdictions, celles qui concernent le stationnement adoptent un fond bleu — seule la bordure et les diagonales restent rouges. C'est une exception utile à mémoriser, car elle distingue au premier coup d'œil une interdiction de circuler d'une interdiction de stationner. Ce sont aussi les interdictions que les particuliers reproduisent le plus souvent sur leur propre propriété, pour protéger une entrée ou réserver des places.
Tableau récapitulatif
| Panneau | Aspect | Signification |
|---|---|---|
| Sens interdit | Disque rouge, bande blanche | Entrée interdite dans la voie |
| Accès interdit | Disque blanc, anneau rouge | Circulation interdite dans les deux sens |
| Interdiction de dépasser | Deux voitures, l'une rouge | Dépassement interdit |
| Limitation de vitesse | Chiffre cerclé de rouge | Vitesse maximale autorisée |
| Stationnement interdit | Disque bleu, 1 diagonale | Stationner interdit, arrêt toléré |
| Interdit aux poids lourds | Camion cerclé de rouge | Accès interdit aux camions |
Les panneaux de fin d'interdiction
Une interdiction ne dure pas indéfiniment. Les panneaux de fin d'interdiction — le même panneau, barré d'une ou plusieurs bandes grises obliques — indiquent l'endroit où la règle cesse de s'appliquer. On trouve ainsi une « fin de limitation de vitesse », une « fin d'interdiction de dépasser », ou un panneau générique de « fin de toutes les interdictions précédemment signalées ».
Ces panneaux sont souvent négligés, alors qu'ils sont essentiels : sans eux, on ne saurait pas jusqu'où une interdiction reste valable. En pratique, une interdiction cesse aussi à la prochaine intersection, à un changement de configuration de la route, ou à un nouveau panneau qui la modifie. Mais le panneau de fin explicite reste le repère le plus clair.
C'est d'ailleurs l'une des questions les plus piégeuses au code de la route : croire qu'une limitation ou une interdiction dure indéfiniment, ou au contraire l'oublier trop tôt. Savoir repérer un panneau de fin — reconnaissable à ses bandes grises obliques qui « éteignent » le pictogramme — évite les deux erreurs. Sur une longue portion, il n'est pas rare qu'une interdiction soit rappelée par des panneaux de confirmation, ce qui aide à ne pas perdre le fil de la règle en vigueur.
Le rôle des panonceaux
Sous de nombreux panneaux d'interdiction, un panonceau — petite plaque rectangulaire — vient préciser la portée de la règle. Il peut indiquer :
- une plage horaire (« 8 h – 19 h ») ou des jours d'application ;
- une catégorie de véhicules concernée (poids lourds, cars, deux-roues) ;
- une distance sur laquelle l'interdiction s'applique, ou à partir de laquelle elle commence ;
- des exceptions (« sauf riverains », « sauf livraisons »).
Ignorer le panonceau, c'est risquer de mal interpréter un panneau pourtant clair. Le disque rouge donne la règle générale ; le panonceau en fixe les limites exactes. Les deux se lisent ensemble. Une interdiction de stationner assortie d'un panonceau « 9 h – 12 h, jours pairs » n'a rien à voir avec une interdiction permanente : la même image recouvre alors deux réalités très différentes. C'est pourquoi un conducteur attentif ne s'arrête jamais au seul pictogramme, mais lit toujours ce qui l'accompagne.
Les confusions les plus fréquentes
Certains panneaux d'interdiction se ressemblent et prêtent à confusion. Les erreurs les plus classiques :
- Sens interdit vs accès interdit : la bande blanche horizontale distingue le premier du second (disque entièrement bordé de rouge).
- Stationnement interdit vs arrêt interdit : une diagonale contre deux diagonales en croix.
- Interdiction de dépasser confondue avec la fin d'interdiction (barrée de gris).
- Limitation de vitesse prise pour une distance ou une indication.
Le bon réflexe est toujours le même : identifier d'abord la forme et la couleur (disque + bordure rouge = interdiction), puis lire le pictogramme et le panonceau. Cette méthode par familles évite l'essentiel des erreurs. Elle a un avantage décisif : elle fonctionne même face à un panneau que l'on n'a jamais rencontré. Plutôt que de mémoriser des centaines d'images isolées, on apprend une grille de lecture — la forme donne la catégorie, la couleur la nuance, le pictogramme le détail. C'est de loin la façon la plus efficace d'aborder la signalisation, à l'examen comme sur la route.
Les autocollants d'interdiction pour espace privé
Sur un terrain privé — parking, cour, entreprise, résidence —, on ne pose pas de panneaux routiers officiels (réservés à la voie publique), mais on peut afficher sa propre signalétique d'interdiction pour organiser la circulation et protéger les lieux : interdiction de stationner, d'entrer, de fumer, accès réservé, etc.
Chez SupStick, les autocollants d'interdiction reprennent les codes visuels du code de la route — disque, bordure rouge, pictogramme clair — pour être compris de tous. Ils sont découpés à la forme, imprimés sur vinyle et fabriqués en France, en plusieurs tailles. Ils se posent sans installation lourde sur un portail, un mur, une porte ou un pilier, et forment une signalétique cohérente lorsqu'on les associe (sens interdit, stationnement, accès). Pour un besoin spécifique, l'atelier réalise des autocollants sur mesure.

Les usages sont nombreux et concrets : un commerce qui veut réserver son parking à sa clientèle, une copropriété qui interdit le stationnement des visiteurs sur les places privatives, une entreprise qui matérialise un accès pompiers ou une zone de manœuvre, un particulier qui protège sa sortie de garage. Dans chaque cas, l'autocollant remplit la même fonction qu'un panneau routier — communiquer une interdiction d'un seul regard — mais avec une souplesse et un coût sans comparaison. Reprendre les codes officiels (forme, couleur, pictogramme) n'est pas un détail : c'est ce qui rend le message immédiatement lisible, y compris par quelqu'un qui découvre les lieux. Une signalétique privée efficace est avant tout une signalétique familière.
→ Voir tous les autocollants d'interdiction et de signalisation
Bien poser un autocollant d'interdiction
Pour un résultat durable et lisible :
- Nettoyer la surface : elle doit être propre, sèche et dégraissée (chiffon + alcool ménager).
- Positionner à hauteur de regard, bien en vue à l'endroit à signaler.
- Maroufler du centre vers les bords pour chasser l'air et éviter les bulles.
- Laisser adhérer quelques heures sans mouiller ni frotter.
Un vinyle anti-UV pelliculé résiste plusieurs années en extérieur sans se décolorer, avec un entretien minimal. Bien posée, une signalétique adhésive reste nette longtemps, pour un coût très inférieur à celui d'un panneau rigide scellé.
À lire aussi
- Panneau code de la route : tous les panneaux expliqués — Les trois autres familles — danger, obligation, indication — suivent la même grammaire de formes et de couleurs que les disques rouges.
- Panneau d'interdiction : signification, normes et obligations — Hors de la route, afficher une interdiction devient parfois une obligation légale : les cas concernés sont détaillés là.
- Panneau sens interdit : signification, sanctions et usage privé — La confusion sens interdit / accès interdit citée plus haut y est reprise en détail, avec les sanctions encourues.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un panneau interdit ?
Un panneau d'interdiction : un disque à bordure rouge qui défend une action (s'engager, stationner, dépasser, entrer, tourner, dépasser une vitesse).
Comment reconnaître un panneau d'interdiction ?
À sa forme ronde et à sa bordure rouge. Le pictogramme central, parfois barré d'une diagonale, précise ce qui est interdit.
Que signifie un panneau d'interdiction barré de gris ?
C'est un panneau de fin d'interdiction : il indique l'endroit où la règle signalée précédemment cesse de s'appliquer.
À quoi sert le panonceau sous un panneau interdit ?
Il précise la portée de l'interdiction : horaires, catégories de véhicules, distance concernée ou exceptions (« sauf riverains »).
Peut-on afficher des panneaux d'interdiction sur un terrain privé ?
Pas de panneaux routiers officiels, mais on peut poser sa propre signalétique — des autocollants d'interdiction — pour organiser la circulation sur un espace privé.
Les autocollants d'interdiction tiennent-ils dehors ?
Oui : un vinyle anti-UV avec pelliculage, posé sur une surface propre et sèche, résiste plusieurs années aux intempéries.
Sources : Sécurité routière — La signalisation · Service-Public.fr — Code de la route.